Pilote ardennais, Philippe envisage en 1974 de rejoindre la coupe Gordini au volant d’une R12. Malheureusement, sa voiture entièrement d’origine et son absence d’entraînement l’empêcheront d’être sélectionné. Du coup, il disputera quelques rallyes régionaux à son volant avant de la revendre pour acheter une berlinette Alpine 1600S. Une nouvelle voiture qui lui apporte beaucoup de satisfaction mais dont il se séparera néanmoins à regret un peu plus tard.
Il rejoint alors la tribu des membres du SRT (Simca Rallye Team) dont les rallye 2 et rallye 3 font le bonheur des amateurs. Cette voiture peu onéreuse a permis à de nombreux amateurs de débuter et l’ambiance y était bonne. Au milieu de cette bande de fous furieux, Philippe ne va pas laisser sa part aux chiens en se hissant régulièrement sur le podium de la classe. Il disputera également quelques courses en 1979 au volant d’une inhabituelle BSH.
En 1982 il rejoint le trophée Citroën Visa pour le plaisir de rouler dans une petite groupe B taillée pour le rallye. Dans les Ardennes ils seront nombreux à suivre cet exemple ou à le précéder tels Coco Thomassin, Régis Inchelin, Jean-Louis Royer ou les voisins des pays de Langres tels Raymond Girardin et Dédé Gérouville.
Au sein des Samba et Visa de la petite classe du groupe B, Philippe va se bagarrer et son plus haut fait d’armes sera la victoire de groupe à la course de côte des hautes rivières. La seule fois où il s’est retrouvé en tête, il se rappelle s’être dit qu’il fallait rester calme, avant de partir en tonneaux dans l’épreuve suivante. Fin 1984, à court de budget et manquant de disponibilité, il raccroche le casque et revend sa voiture qui poursuivra sa carrière sportive aux mains de Mario Sembeni.

