C’est un refus de la marque Honda de le retenir pour participer au Dakar 1979, qui va amener Maurice a devenir un pilote automobile réputé. Pourtant au départ ce sont ses performances sur deux roues quiauraient pu lui ouvrir les portes d’une carrière professionnelle.
Du coup en 1980, Maurice achète une Opel Kadett GTE et s’engage dans le championnat de France des rallyes sur terre. Il réalise un début de saison tonitruant avec 3 victoires de groupe avant que l’usure ne commence à défiabiliser la voiture. Néanmoins les performances du petit nouveau ne passent pas inaperçues et c’est son dossier qui sera retenu pour piloter la Visa trophée de la région Provence en 1981.
Les débuts dans le trophée sont pour le moins laborieux. Sorties de routes, casses mécaniques, à l’issue des quatre premières épreuves Maurice échappe d’un rien au titre de lanterne rouge. Heureusement la fin de saison est d’une autre facture et en dépit d’un ultime succès au Quercy, Maurice échoue pour le titre et termine 2ème du trophée. Par bonheur, Guy Verrier et Citroën décident finalement de retenir deux pilotes et commence pour Maurice une longue collaboration avec la marque au double chevron.
Guy Verrier prépare l’avenir et en 1982, il souhaite avant tout que ses pilotes acquièrent de l’expérience et leur donne carte blanche. Les résultats alternent donc abandons et coups d’éclat dont cette 3ème place au terre de Provence.
En 1983 il est toujours associé à Christan Rio mais aussi à Philippe Wambergue et disposent désormais de la Visa Chrono équipée d’un 1440 cm3.
Les épreuves prestigieuses telles que le Portugal, l’Angleterre et la Grèce sont au programme mais aussi une première victoire au terre de la découverte et la participation au rallye des 1000 pistes en catégorie expérimentale au volant d’un proto BX 4×4 Politecnic.
La série se poursuit en 1984 avec une exceptionnelle participation au safari du Kenya, une victoire en groupe B à l’Acropole, et un second succès absolu aux 24 heures de la découverte. Chez Citroën on allège le programme 1985 en attendant la venue de la future BX 4TC. La Visa sort rarement mais s’illustre néanmoins sur la glace de Chamonix. Guy Verrier donne carte blanche à Maurice pour courir sous d’autres couleurs. Il en profite pour remporter le rallye des 1000 pistes au volant d’une Lancia 037.
On passera rapidement l’année 1986 et le fiasco de la BX 4TC pour revenir en 1987. Grâce à un coup de pouce de Citroën, Maurice court les épreuves du championnat d’Europe où les groupes B ne sont pas classées car ne disputant que 85% du parcours. Il rajoutera néanmoins une belle ligne à son palmarès en remportant le rallye du Maroc dont c’est la renaissance.
En 1988, Maurice bénéficie de quelques courses avec la toute nouvelle AX sport groupe A. Il découvre ses aptitudes sur le goudron et sur circuit en participant à quelques courses de la coupe AX. Sa confrontation avec Laurent Poggi lors du tour de Corse, même si elle tourne à son désavantage, reste un grand moment de la saison.
Suivi par quelques sponsors, Maurice prévoit un saison sur asphalte en AX. Après une belle seconde place derrière Patrick Magaud au rallye Lyon Charbonnières, la voiture est détruite au rallye du Mont Dome. Heureusement il réussit in extremis à terminer le montage d’une Visa 1000 pistes et s’oriente vers le championnat de France sur terre.
Le second choix sera le bon puisque à l’issue de la saison, après 5 victoires absolues, il décroche la timbale et remporte le titre de champion de France des rallyes sur terre. Ce sera sa dernière saison sur une Citroën. On le reverra occasionnellement sur Visa ou en BX en binôme avec Jean Luc Pailler dans le trophée Andros mais c’est surtout sur BMW ou Mazda que Maurice continuera à enrichir son palmarès.

