La compétition automobile semble inscrite dans les gênes de la famille Bianchi. Une passion destructrice pour cette faille dont plusieurs membres sont décédés en cours, Jules étant le dernier d’une longue série suite à un accident survenu au cours du grand prix du Japon 2014.
Lucien Bianchi démarre sa carrière à 18 ans et dès sa première saison il termine vice-champion d’Europe des rallyes sur une Ferrari. Aidé par Olivier Gendebien, sa carrière s’oriente vers les courses de grand tourisme et en 1957 il remporte sa catégorie aux 24 heures du Mans.
Il réalise un étonnant triplé au tour de France automobile en 1957-1958 et 1959 au volant d’une Ferrari avant de commencer une collaboration rallystique avec Citroën jusqu’en 1968.
Menant de front une carrière en rallye et sur circuit, Lucien va cumuler les bons résultats prouvant s’il en était besoin sa polyvalence. Hormis son palmarès sur DS mentionné ci dessus, Lucien remporta les 1000 kms de Paris en 1960, les 12 heures de Sebring en 1962, les 6 heures du Nurburgring 1967 et les 24 heures du Mans 1968. Il sera aussi champion de Belgique des rallyes en 1964.
Outre sa victoire en 1961 au Liège-Sofia-Liège, la carrière de Lucien Bianchi chez Citroën est marquée par deux épreuves particulières. Tout d’abord le tour de Corse 1961, où seulement deux voitures franchirent un col très enneigé, la sienne et celle de René Trautmann. Une double victoire pour ces deux pilotes d’autant plus mémorable qu’ils durent venir à bout d’un arbre effondré sur la route avec un lame de scie à métaux.
Ensuite et surtout le fameux Londres-Sydney 1968. Engagé avec Jean Claude Ogier, les deux compères menaient solidement cette course au long cours de 11200 kms . A 150 km de l’arrivée sur une route sans aucun piège, Jean Claude enchainait les kilomètres pendant que Lucien dormait lorsque qu’une Austin pilotée par deux jeunes gens venait s’encastrer dans la DS.
Tomerong sera fatal à l’équipage malgré la tentative d’évitement désespérée de Jean Claude Ogier. Cet accident fera couler beaucoup d’encre à l’époque et Lucien s’en tirera pas chance avec des blessures plus impressionnantes que graves. Quatre mois plus tard, Lucien perdait le contrôle de son Alfa-Roméo lors des essais des 24 heures du Mans et y laissait la vie.

