Jean Louis Capette est ce que l’on appelle un self-made man. Parisien d’origine, son amour du trial l’amènera à Val d’Isère et à Tignes où il débute comme forain, en vendant de l’habillement. Très vite il créé une première boutique à Val d’Isère puis une seconde à Tignes.
Patriarche protecteur selon les uns, généreux au grand cœur selon les autres, il était fidèle en amitié même s’il avait la réputation d’être une grande gueule. J’aboie sur tout le monde mais je ne mords pas disait-il, un trait de caractère qui lui valu parfois la rancœur de certains.
Passionné de mécanique, il débute en moto trial et se lance tardivement dans le sport automobile au volant d’une Visa 1000 pistes. De 1984 à 1988 on le verra aux départs des rallyes du championnat de France sur terre, au milieu de la meute des pilotes des trophées et challenge Citroën. Au volant comme dans la vie jean Louis était un pilote exigeant pour ses coéquipiers, mais avec beaucoup de talent et qui ne renonçait jamais. Il obtiendra son meilleur résultat en 1986, en remportant sa classe au rallye de Suède (épreuve du championnat du Monde des rallyes).
En 1987 il tentera l’expérience de la Porsche 944 turbo cup France et en 1993 disputera les 24 heures de Mans sur une Sauber qui sera stoppée à la 17ème heure. Il se tourne ensuite vers l’aviation et obtient son brevet de pilote d’avion mais aussi après, celui de pilote d’hélicoptère.
Son amour des sports mécaniques allait de pair avec sa passion pour le jardinage, les arbres et la nature. C’est à Lyon qu’il est décédé en mars 2015, emporté par des complications sévères d’une banale opération de prothèse du genou.
Merci à Benoit Launay pour avoir écrit un texte dont je me suis largement inspiré, et à Sylviane Sitarz qui fut quelquefois sa copilote pour les photos.

