Dorchekinen, le gapençais volant, sont autant de surnoms glanés au fil des épreuves par Christian Dorche auteur d’une longue carrière rallystique. Ses premiers exploits qui lui valent les honneurs de la presse, il les signe au volant d’une BMW sur les routes du Monte Carlo, ou des rallyes hivernaux tels que le Lyon Charbonnières et le jadis fameux Critérium Neige et glace.
En 1978 une opel kadett GTE remplace la BMW et avec elle, Christian n’hésite plus à aller courir hors de ses terres comme en Espagne, au Portugal ou encore en Angleterre pour le RAC. Après une bonne saison, l’année 1979 sera marquée par de nombreux abandons.
En 1980, le réseau Peugeot décide d’engager des 505 (essence ou diesel) dans le championnat de France et confie une de ses deux voitures à Christian. En marge du programme 505, il a la possibilité de courir également avec les petites 104 ZS. Un programme international qui lui permettra de courir en Grèce, en Suède, au Maroc, et en championnat de France, bref que des épreuves prestigieuses.
En 1982, Citroën lance le trophée international Citroën Visa et grâce au soutien de Citroën Pantin, Christian disposera de la toute nouvelle petite groupe B. Malgré un handicap de poids, Christian et son coéquipier ne boxant pas en catégorie poids plume, l’équipage va réaliser de très belle performance, gagnant la classe au Monte carlo, au rallye de suède, à l’hunsrück rally et remportant même le groupe B à l’Acropôle. Malheureusement Christian échouera d’un rien pour le trophée qui sera remporté par Alain Coppier.
En 1983, la chrono remplace la trophée mais Christian est encore au départ du trophée international. 30 épreuves permettent de marquer des points dont 9 rallyes du championnat du monde des rallyes et 21 du championnat d’Europe.Un peu moins en veine côté fiabilité, Christian joue néanmoins les premiers rôles et il faudra la victoire in extremis d’Olivier Tabatoni au rallye de l’Algarve pour le condamner une nouvelle fois au rôle de Poulidor.
1984 et 1985 sont deux années de transition avec l’arrivée de la Visa 1000 pistes et l’arrivée du championnat de France des rallyes sur terre. Ce dernier deviendra même le seul support du trophée Visa dès 1985. Les participations sont moins nombreuses et s’orientent progressivement vers le championnat de France des rallyes. Christian termine encore 4ème du trophée en 1984 mais dès 1985 il signe une probante 2ème place aux rallye Terre des Charentes.
En 1986 Christian repart avec un programme exclusivement tourné vers le championnat de France sur terre. Avec deux victoires à la Valbonne et aux Charentes, et 5 deuxièmes places aux cardabelle, Castines, Provence, Bruyères et Beauce, Christian remporte enfin un sacre national en s’adjugeant le titre de champion de France sur terre toutes catégories confondues.
Jusqu’en 1991, Christian sera l’un des principaux animateurs du championnat de France des rallyes sur terre. A trois reprises, 1987, 1989, 1990 il échouera de peu pour le titre. Il faut dire que la concurrence est sévère et que vont progressivement apparaître des voitures du championnat du monde comme la Lancia Delta de Bruno Saby. Il remporte le général encore deux fois aux Charentes, une fois aux Cardabelles et une fois au terre de Fos.
En 1992, il change de monture pour une Nissan Gti groupe N qu’il gardera deux saisons et avec laquelle il remportera le Vaucluse et le Castine – Terre de Quercy. En 1994 il tente l’aventure d’une grosse auto, une Ford Escort RS Cosworth groupe N, mais après une année marquée par de nombreux problèmes de fiabilité il raccrochera les gants en 1995 après une dernière participation infructueuse au rallye de Monte Carlo.

