Concessionnaire Citroën à Epinal, Christian fut l’un des très rares pilotes à avoir limé l’asphalte au volant d’une GS et d’une CX.
Ce n’était peut être pas un choix très personnel mais les modèles sportifs faisaient cruellement défaut dans la gamme Citroën avant l’apparition de la visa et de ses dérivés sportifs.
C’est en 1975 que Christian va réellement débuter au volant d’une GS groupe 2 puis groupe 5. Il s’en faut pourtant de beaucoup que la GS de Christian soit une machine super préparée. Des plaquettes de freins durcies, des pneus Michelin Racing, un autobloquant , des sphères et des silent blocs du service compétition et voilà comment la GS est jugée améliorée au sens du règlement.
Bien évidement c’est dans les conditions difficiles que la GS va se montrer la plus agile et, au rallye Stanislas 1977, Christian va passer tout près d’une place sur le podium. La météo ce week end là est épouvantable et entre pluie et coulées de boue, la GS oscille courageusement aux alentours de la 2ième ou 3ième place. Malheureusement, lors d’un contrôle de pointage son coéquipier va prendre une minute de pénalité pour pointage en retard. Voulant bien faire et ne pas mouiller le carnet de pointage, il a tout simplement attendu une accalmie trop tardive. L’espoir de podium va s’envoler même si la 10ième place au classement final est loin d’être ridicule.
Après un interlude sur Porsche, retour ensuite à la CX en groupe 1 d’abord puis en groupe 2 avec un moteur préparé par Mathiot racheté à un autre protagoniste sur CX de la région, Francis Ulmann. Cette voiture ne courra que très épisodiquement en course de côte et rallye glanant au passage quelques victoires dans une classe où il est vrai la concurrence n’est pas très fournie.
L’arrivée de la Visa Trophée en 1982, confirme s’il le fallait, que Christian a bien un joli coup de volant. Même si la cylindrée est modeste (1219 cm3 et une centaine de chevaux), la légèreté de la visa permet à ses pilotes d’accrocher de jolis résultats pour peu que ces derniers sachent tenir un volant. De 1982 à 1985, même s’il court peu, Christian va truster les podiums de classe entre course de côtes et rallyes occupant le plus souvent la plus haute marche du podium. Malheureusement, ses responsabilités au sein de la succursale Citroën Epinal vont finir par avoir raison de sa passion sportive limitant à la portion congrue ses participations et fin 1985 Christian arrête de courir.

