Alors qu’il est apprenti mécano, Bruno rêve de faire comme son oncle qui a couru sur 4cv, Dauphine et R5 turbo comme copilote. Comme son oncle ? Presque, parce que Bruno s’imagine plus derrière le volant et que s’il apprend ce métier c’est qu’il a bien l’intention dans peu de temps de se préparer sa propre voiture. C’est ainsi qu’en 1986 il fera ces débuts en rallye au volant d’une R5 Alpine turbo au rallye de Plan de cuques et au rallye du Cigalois ou il finira 2ème de sa classe.
Bruno a des amis qui courent sur une Visa trophée et en 1991 il décide lui aussi d’acheter une Visa. Pour ces débuts ce sera sur une Visa GTi 100% d’origine à l’exception d’une opération d’allègement. Il fait ses débuts à la course de côte de la Nerthe, avant de s’engager au rallye des Garrigues. Epreuve prestigieuse du championnat de France, il profite des réductions offertes à ceux qui s’engagent tôt pour s’offrir un grand rallye où il y a pas moins de 60 engagés dans sa classe ou il terminera 18 ème.
Pendant quelques saisons il va courir les épreuves régionales de proximité avant de faire un break de presque deux années pour faire subir à sa voiture une première évolution. Il greffe à la place du petit 115cv, un moteur 1.9 litres issus de la 405 Mi16. Comme il réalise tout de ces mains faute de moyens, il ne va pour ainsi dire pas courir en 1995 et 1996 à l’exception d’une ou deux ouvertures de rallyes pour valider ses modifications.
Il revient aux affaires de 1997 à 1999, courant chaque année 3 ou 4 courses de côte et autant de rallyes. Ses épreuves de prédilection sont Saint Antonin, Bouc Bel Air, Vernegues et Istres du côté des courses de côtes, et Les vendanges, Vaison la romaine, Mistral côté rallye et le plus souvent possible en portant le numero 13. En 2000, Bruno reprend une année quasi sabbatique pour adapter sur sa Visa une injection programmable ainsi qu’ un pont autobloquant. Il offre aussi un nouveau look à sa voiture en adaptant des trains roulant de 309, 2 phares de VW Golf et un pare-chocs de Saxo.
Cette ultime modification va donner un coup de jeune à la Visa qui va retrouver régulièrement les podiums de classe. Le programme s’oriente désormais plus vers les courses de côte et slalom que vers les rallyes pour de simple raisons financières. Malheureusement en 2004, un grave accident de moto va mettre une fin provisoire à l’aventure Visa et la voiture est revendue. Néanmoins en 2017 Bruno a racheté une Visa GTi, il est en train d’y adapter un moteur 1600 cm3 16 soupapes de saxo avec une boite 6 vitesses et compte bien rejouer les terreurs de la classe F2000/13 en 2020.

