Quand on évoque le nom de Segolen ou André Gahinet, on pense plutôt Porsche et circuit, voire Porsche et rallyes mais ce serait faire ombrage à une carrière très éclectique et d’une rare longévité.
Dès son plus jeune âge, le petit André se singularise déjà par des choix de sport différents de ceux de ses petits camarades, préférant judo ou canoé au football et autres sports en vogue. Quand son permis en poche il souhaite faire des rallyes, il va se heurter à son père qui lui dit – Si tu fais du rallye, je te déshérite -, ce à quoi le jeune André répond – Allons tout de suite chez le notaire –
Finalement, afin de préserver la réputation familiale, mais aussi de passer incognito auprès des professeurs de la faculté de médecine, c’est sous le pseudo de Segolen qu’André Gahinet va courir.
Il effectue ses débuts sous le signe du losange, enchaînant Dauphine Gordini puis 1093, quelques berlinettes Alpine et enfin deux R12 Gordini. En 1977 il achète la première d’une longue série de Porsche 911. Au début des années 1970, André commence également à goûter aux épreuves sur circuit et dès 1975 sera au départ des 24 heures du Mans.
Au volant de ces voitures, avec pour coéquipier un certain Gérard d’Aboville, il acquiert une certaine notoriété qui lui vaudra d’être retenu par Citroën Rennes pour piloter pendant deux ans la Visa trophée de la concession. Pendant deux années il va ainsi profiter du rare privilège de courir tous frais payés au cours de 21 épreuves parmi lesquelles le tour de Corse, le RAC en grande Bretagne ou le Volta Portugal.
La visa accompagnera André jusqu’en 1990 même s’il lui fait des infidélités en rallye au volant de Toyota ou de R5 Turbo. Il l’emmènera sans succès au rallye de côte d’ivoire notamment mais aussi sur les pistes de rallycross, on vous la dit André est un pilote éclectique. La suite rallystique sera sous le signe de la marque Honda, tandis que côte piste c’est toujours la Porsche qui fera le bonheur d’André du championnat de France FFSA, aux épreuves prestigieuses telles que les 24 heures du Mans, les 24 heures de Spa ou les 24 heures de Daytona.
Encore aujourd’hui André reste actif dans le milieu automobile avec non moins de 4 VHC dans son garage parmi lesquelles il y a toujours une petite visa.

