Alain débute en 1972, grâce à une licence à la journée avec une modeste Simca 1000. Face au manque de puissance de sa monture, il rachète une épave de Simca 1200 et fait un échange de mécanique de courte durée, le fameux 1200cm3 rendant rapidement l’âme.
En 1974 il rejoint les rangs du SRT (Simca Rallye Team) avec une Rallye 2 groupe 2 puis en 1975 avec une plus modeste groupe 1 avec laquelle il roule surtout en course de côte. Changement de monture pendant 6 ans ensuite au volant d’une Ford Escort 2000 RS qui l’accompagnera de 1977 à 1983.
C’est pendant l’hiver 1983/1984, que Alain rachète une épave de Visa chrono et se lance dans sa préparation. Le trophée régional Citroën-Total-Michelin offre l’opportunité pour les amateurs de courir à moindre coût et comme de nombreux pilotes, Alain n’y est pas insensible.
La première saison sur Visa sera une année de préparation en quelque sorte. Tout d’abord parce que le moteur va rapidement rendre l’âme et permettre à Alain de trouver une mécanique plus performante. Ensuite parce que Alain fera encore quelques infidélités à la visa au volant d’une Samba ou d’une VW Golf, et profitera de ses expériences pour peaufiner la préparation de l’auto.
Pour autant Alain ne chôme pas, remporte 9 victoires de classe et entame la malédiction des rallyes belges au Condroz. Faute de coupelles de suspensions assez épaisses, la suspension s’arrache et traverse le capot. Tout au long de sa carrière, Alain n’arrivera jamais au bout d’un rallye belge. Tout est prêt fin 1984 pour s’attaquer au trophée de manière plus assidue en 1985.
Le programme d’Alain en 1985 comporte la bagatelle de 28 épreuves au cours desquelles il entend bien faire parler la poudre. Les résultats ne tardent pas à suivre et les victoires de classe s’accumulent. La bagatelle de 16 victoires dans la classe, 4 victoires dans le groupe B, et surtout, cerise sur le gâteau, une victoire au classement général du rallye de l’avallonnais. Au bout de la saison, Alain remporte le trophée régional.
Pourtant, la saison n’a pas été un long fleuve tranquille. Au rallye des coteaux , un passage un peu trop enthousiaste et la visa se retrouve sur le toit. Le temps de la remettre en état et Alain est au départ du rallye Richelieu. Une trajectoire un peu trop intérieure dans une épingle et cette fois, c’est sur les portes que la visa finit son virage. Pour autant, en 28 épreuves on ne recense que 5 abandons, dont deux sorties et l’incontournable abandon au rallye du Condroz.
Alain repart en 1986 pour une nouvelle saison sur la visa. 18 épreuves au programme pour un bilan de 13 victoires de classe, mais une seule victoire de groupe. Dans un trophée toujours plus concurrentiel, Alain ne pourra faire mieux que de se classer 8ème non sans avoir abandonné au rallye du Condroz.
Il court pour la première fois un rallye au Portugal, le Rota Do Sol. Ce rallye sera l’antithèse du rallye du Condroz puisqu’en neuf participation au cours de sa carrière, Alain n’abandonnera jamais.
Jusqu’en 1995, Alain va continuer à courir d’abord sur une R5turbo Cévennes, puis sur une R5 GT Turbo et enfin sur une Peugeot 205 rallye groupe A. Finalement il trouvera son plaisir dans les ballades en moto, qu’il pratique encore régulièrement aujourd’hui.

