Rafael Ruiz découvre Citroën au volant d’une GS qu’il adore et entretient de bonnes relations avec le concessionnaire de la ville de Jaén. Lorsque sort la Visa GTi en 1985, il est tout de suite invité à l’essayer et tombe amoureux de cette voiture dont il passe tout de suite commande. Un an plus tard sa voiture quotidienne est équipée d’un arceau de sécurité et Rafael s’engage à la course de côte de Jaén.
De 1986 à 1990 il va courir en Visa GTi, d’abord en version 105 chevaux puis en version 115. Courir certes, mais aussi travailler, voyager, et aussi draguer les filles. Avec une voiture toute proche de la série, il participe à des rallyes et courses de côte, et également une fois à une épreuve sur le circuit de jerez.
On n’a que peu de traces de ses résultats sur Vis mais néanmoins les victoires de classe semblent une généralité. Pilote amateur et peu fortuné, Rafael ne disputait jamais un championnat dans son intégralité. Souvent faute de budgets, lui et son copilote dormaient dans la voiture la nuit précédant le départ avec les roues de réserve dans le coffre.
Rafael se rappelle d’un rallye Sierra Morena où le moteur de la Visa avait reçu des pistons neufs mais qui n’avaient pas été rodés. L’équipage a donc passé une partie de la nuit à rouler jusqu’à Cordoue aller-retour avant de s’endormir devant la grille du cimetière, et de se présenter au matin pour les vérifications techniques.
Après une interrution de 4 années (1991-1994), Rafael reviendra aux affaires avec des montures beaucoup plus musclées. Peugeot 309 GTi groupe N, 205 GTi groupe A, Ford Escort Cosworth groupe N, Mitsubishi Lancer Evo VI, vont lui permettre d’accumuler les titres en rallyes et courses de côte (voir rubrique résultats).
Récemment Rafael a entrepris la remise en état complète de la petite Visa GTi de sa jeunesse, et compte bien en profiter pour participer à quelques épreuves historiques.

