Laurent est originaire de cette région du Lot, berceau du championnat de France sur terre. Après des débuts sur une R5 Alpine, peu fiable, Laurent commence à se faire remarquer en 1984 sur une Samba groupe N. Du coup, lorsque fin 1985 il détruit sa voiture, un certain Guy Verrier lui propose une Visa 1000 pistes série 200 avec un gros rabais.
La Visa série 200 est un modèle proche de la série par rapport aux Visa évolution, et de nombreux pilotes tentent leur chance. Quand il n’abandonne pas Laurent est régulièrement classé 1er ou 2ème des séries 200, et termine 7ème du trophée Visa. Il réussit même dans la dernière épreuve à se classer dans le top du classement général et c’est encore Guy Verrier qui lui offrira une nouvelle caisse neuve pour se préparer une Visa évolution pour la saison 1987.
La saison 1987 commence en dents de scie avec de nombreux abandons liés à une mécanique récalcitrante. Il faudra attente le rallye des 1000 lacs pour que Laurent retrouve le sourire. Opposé aux Lada d’usine en groupe B, Laurent supporte plutôt bien la comparaison jusqu’à trois tonneaux successifs dans la dernière étape. Malgré tout le temps perdu, Laurent remporte le classement des amateurs tout juste devant le champion de Jordanie.
La fin de l’année 1987 lui permettra de remporter son premier rallye, la ronde sur terre des dentelles, qui ne compte pas pour le championnat de France mais qui voit la participation de quelques pointures.
En 1988, Citroën Ecully lui propose une AX sport groupe N pour quelques épreuves sur asphalte mais les trois tentatives se solderont par des abandons. La visa ne fait pas mieux en ce début d’année jusqu’au rallye terre de Charentes. A la lutte avec Olivier Deville, ils terminent à égalité de temps à l’issue de la dernière spéciale. Les deux Visa seront départagées par le temps de la première spéciale où Olivier avait été plus prompt à se mettre en jambe.
Il retourne au rallye des 1000 lacs affronter les Lada et faire sa traditionnelle série de tonneaux. Malgré cet escapade hors des sentiers battus, il termine 17ème, devant les Lada et termine 1er de groupe et toujours premier amateur. Sa performance lui vaut le surnom de Battunen.
Ses ultimes prestations de l’année lui permettront de réaliser un doublé à la ronde sur terre des Dentelles, mais surtout de remporter sa première épreuve du championnat de France. Il se classe finalement 4ème du championnat et ses performances lui valent de remporter le titre envié d’espoir de l’année décerné par la revue automobile Echappement.
Son avenir se tournera alors vers des Toyota, Mazda, 306 S16, Mitsubishi, Subaru et sera ponctué de quelques ultimes participation sur glace ou sur terre jusqu’en 1995 où sur une Visa de location il termine 8ème du tour de Corse.

