Bien que son premier amour fut une Alfa Roméo Sprint William découvre la Visa trophée au rallye de Touraine en tant que spectateur. Impressionné par les performances de la Visa, il acquiert sur un coup de tête une Visa Chrono découverte au détour d’un garage.
De 1990 à 2008, William est un exemple de longévité en rallye au volant d’une Visa, puisqu’au cours de ces 18 années il a disputé environ 130 rallyes. Les débuts sont un peu chaotiques puisque se succèdent des problèmes de biellette de boite et que le moteur rend l’âme dès le deuxième rallye.
Après l’expiration du premier moteur, William greffe dans la chrono une mécanique dérivée du bloc 1452cm3 de la 1000 pistes d’origine DMC. Ce bloc se montrera plus résistant puisqu’il tiendra le coup jusqu’au rallye du Coutançais 2001 malgré quelques péripéties.
Au rallye du pays normand 1994, suite à un problème de freinage arrière, William se retrouve sur deux roues face à un arbre. A l’issue de la cabriole qui s’ensuit il se retrouve sur le toit et bloqué dans une voiture qui prend feu.
Heureusement les extincteurs seront efficaces pour permettre à William de s’en sortir mais le bilan est désastreux: Caisse pliée, arceau tordu, carburateurs fondus, segments soudés les dommages sont impressionnants. Après 5 mois de travail acharné la Visa fera néanmoins sa réapparition.
En 2002 un tout nouveau moteur 1586 cm3 développé chez Charly Carcreff prend place sous le capot de la Visa. S’ensuivent trois saisons de bons résultats portés par la fiabilité et la puissance de la mécanique.
Malheureusement en 2005, la Visa devient caduque et doit se plier aux règles du nouveau groupe F2000 et revenir à un plus modeste 1379cm3. Même si la mécanique est fiable, elle est moins puissante, et dès 2005, William devra se contenter d’accessit dans la classe. Il finira par raccrocher le casque en 2008 et la visa sera revendue en pièces.

