Gérard Chatel débute en 1979 au volant d’une berlinette Alpine 1800. Il court selon son humeur, pour le plaisir et en fonction du temps que lui laisse son travail. Il ne se préoccupait guère de rechercher un titre quelconque jusqu’en 1986. Cette année-là il décide de s’offrir une voiture au top. Considérant que les voitures du groupe N ne sont pas des vraies voitures de course, il cherche une vraie groupe B et si possible en quatre roues motrices.
Son choix se portera sur la Visa. Une petite auto facile à développer dont il confiera le moteur aux bons soins de DMC (Mathiot). Il va la garder pendant 4 ans et dès 1986, la Visa va faire parler d’elle en région centre, malgré la présence en nombres de R5 turbo intouchables sur les parcours rapides.
Entre 1986 et 1988, Gérard et sa Visa vont engranger, à raison d’une vingtaine d’épreuves par an, 4 victoires au scratch et 12 podiums, plus de quinze victoires de groupe et de non moins nombreuses victoires de classe. Par deux fois il se qualifie pour la finale des rallyes régionaux qui ne lui portera guère chance.
En 1986, un incendie détruit sa voiture, son camion d’assistance et tout son matériel, pneumatiques compris. Même si l’assurance couvre les dégâts, il lui faudra un peu de temps pour reconstruire une voiture. En 1988 avec l’aide de la concession Ricou de Grenoble, il prépare soigneusement la finale, n’hésitant pas à parcourir quelques 2500 km de reconnaissance. Hélas, 200m après le départ du rallye la cloche d’embrayage cède alors que les conditions météorologiques étaient très favorables à la Visa.
En 1989 ses affaires l’empêcheront de disputer un programme complet. De plus l’avenir des groupes B est incertain quant à leur admission en groupe F dans les rallyes régionaux notamment. Du coup ce seront ces dernières apparitions au volant après comme il le dit -4 saisons de plaisir intense au volant d’une auto fantastique et hyper solide-.

