Jacques n’était pas forcément destiné à évoluer sur 4 roues. Son truc à lui c’était plutôt le championnat de France de motocross, jusqu’au jour où un certain Laurent Battut lui demande de le dépanner comme coéquipier sur 2 rallyes. Laurent Battut court cette année là le trophée des Visa 1000 pistes « de série » dites série 200. Son coup de volant commence déjà à étonner et ils se classent deux fois en tête des série 200 au terre du Griffon et au terre des Cardabelles 1985.
En 1986, Jacques investit dans une Peugeot 205 GTi 1.6 groupe N et se lance à son tour dans l’aventure. Des débuts plutôt encourageants puisqu’il va aller bousculer les cadors de la classe et même monter sur la plus haute marche du podium au rallye terre des Charentes. En 1988 il monte d’un cran en préparant une 205 GTi 1.9 groupe A. Il s’inscrit à la coupe Peugeot mais ne dispute que les épreuves sur terre ainsi que le rallye de l’Algarve au Portugal.
Fin 1988, Jacques achète sa première Visa 1000 pistes. C’est une ancienne de Laurent Battut ayant couru en trophée Andros à laquelle succédera une Visa ex Jean Louis Capette évolution 1560 cm3 et toute une série d’autres Visa puisque Jacques va se lancer dans la location de Visa en rallye sur terre et en possèdera un grand nombre. Il se lance dans la bagarre des furieux de la Visa parmi lesquels figurent Jean François Berenguer, Frédéric Gervoson, Pascal Dunant, Jérôme Clarety, Christian Jean et bien d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer.
Jacques dispute le championnat de France sur terre mais aussi pendant deux saisons (1990-1991) le trophée Andros en compagnie de Laurent Battut. Ils seront d’ailleurs parmi les derniers à qualifier une Visa en finale A d’une épreuve. La fiabilité n’est pas toujours au rendez-vous mais Jacques fait mieux que se défendre remportant même en 1993 le classement général d’une épreuve régionale sur terre, le trophée des Causses. Entre 1993 et 1996, il remporte à plusieurs reprises le groupe F et réussit à se classer 6ème du championnat de France en 1996.
Cette année-là, il loue sa visa personnelle à Jérôme Clarety et prend le départ sur une de ses Visa de location. Au départ de la dernière épreuve spéciale, Jérôme et lui sont à égalité de temps et la dernière ES va servir de juge de paix. Dans le même virage les deux pilotes vont faire la même erreur et se retrouver dans un trou. Ils réussissent à en sortir et à l’arrivée c’est jacques qui gagnera le groupe pour une toute petite seconde.
La fédération française trouvant que ces petites voitures font de l’ombre par leurs performances aux modernes, décidera de les exclure du classement du championnat de France. Ces tracasseries administratives et les problèmes de fiabilité et de difficulté à trouver les pièces pour maintenir les autos, finiront pas avoir raison de la motivation de Jacques qui continuera cependant de louer des voitures.
Les Visa laisseront progressivement la place à des Saxo T4 avec lesquelles Jacques fera des apparitions épisodiques au volant. Aujourd’hui il dispose de 7 saxo T4 en location pour le championnat de France sur terre et propose des formules clefs en mains (Engagement, voiture, assurance, hébergements). Il assure également la maintenance de voitures roulant en historique et cherche racheter sa dernière Visa 1000 pistes, cette auto mythique au bruit incomparable.

