L’une des toutes dernières Visa à courir fut celle de Francisco. Une histoire de passion qui aura duré près de 20 ans pour celui qui découvre les rallyes en allant voir un jour le rallye de Monte Carlo. Après avoir vu passer les inatteignables 20 premiers du classement, les amateurs défilent et Francisco se dit qu’il est sûrement capable d’en faire autant et décide de se lancer dans l’aventure.
Il ne se pose pas la question du choix de la voiture puisque c’est la Visa GT Tonic de tous les jours qui va lui servir de base pour débuter. Interdiction de la casser car elle sert aussi pour aller gagner son pain quotidien. Au début il se contente de lui greffer les équipements de sécurité minimaux (Arceau, extincteurs, harnais, …) mais au fil de l’eau la voiture va évoluer au fil de la règlementation et de la recherche de performances. Autobloquant, couple court, moteur préparé, trains roulants voie large de Talbot Samba, vont permettre à Francisco de grappiller quelques victoires de classe.
Après avoir roulé avec plusieurs copilotes, il fait équipe, à partir de 2002, avec son épouse Sabine. Un baptême du feu qui se terminera dès la première épreuve par un saut dans le fossé, heureusement sans gravité, qui ne découragera pas sa nouvelle copilote. Ils continueront à rouler ensemble et Sabine tentera même l’expérience du volant au rallye du Picodon et à la course de côte de La Mure sur Azergues en 2011.
Pour Francisco, l’expérience s’arrêtera au rallye Lyon Charbonnières 2010. Lassé de courir après la règlementation, et gêné dans sa conduite par le port obligatoire du Hans (Head and Neck support, obligatoire pour les courses homologuées FAI) il décide de jeter l’éponge. La petite Visa a rejoint le garage familial où elle court des jours paisibles même si Sabine tente de remotiver Francisco pour de nouvelles aventures.

